Antivirus : DAVFI sécurise l’usage d’Android. D’abord pour les entreprises

La première réalisation du projet DAVFI (Démonstrateur antivirus français et international ou 1er antivirus 100% français et libre) vient de voir le jour sous la forme d’une solution de sécurité (pour) Android. Il s’agit encore d’un PoC, la première version est attendue elle pour le 15 novembre et la conférence Ground Zero Summit.

DAVFI, ou DavDroid, son nom lors de la phase de R&D, est financé en partie par l’Etat au travers du FSN. Contrairement aux autres solutions de sécurité du marché, cet antivirus est indissociable du système d’exploitation Android, ici une version dite durcie de l’OS.

Coût : une centaine d’euros pour les entreprises. Gratuit pour les particuliers

Pour offrir des fonctionnalités de sécurité contre les programmes malveillants, de chiffrement des données, de la VoIP et des SMS (grâce à SMS Perseus) – mais aussi du chiffrement bas niveau du système – l’application s’appuie sur une version spécifique d’Android (base ROM Cyanogen) et l’Android Open Source Project.

Dans un premier temps, DAVFI se destinera uniquement aux entreprises et administrations. La solution sera (au démarrage ?) indissociable du terminal (smartphones et tablettes) avec lequel elle sera livrée.

Nov’IT, associé au projet, commercialisera, au départ, des smartphones Galaxy S et Nexus équipés de DAVFI. Cette phase commerciale doit démarrer au cours du premier trimestre 2014.

En plus du prix nu du terminal, le client s’acquittera d’une « centaine d’euro » pour la solution de sécurité dont la cible principale semble un usage en environnement sensible. Pas question de BYOD ici.

Seules pourront être installées sur l’appareil des applications qui auront été au préalable certifiées de confiance et disponibles dans le « DAVFI market ». Cette boutique d’application compte pour le moment 450 logiciels.

Une version Windows en octobre 2014

Pour y entrer, les éditeurs devront soumettre leurs applications à un audit et respecter une charte de confiance non-précisée, dont on sait toutefois qu’elle proscrira les applis intégrant des fonctions de géolocalisation.

Inutile donc, pour ces raisons et pour d’autres, d’y chercher les applications populaires de Google ou le Play Store du géant. La faute à de nombreux envois de données du terminal vers les serveurs Google, justifie un développeur de DAVFI à Clubic.

Android n’est cependant pas la seule plate-forme qui intéresse le consortium. Ce dernier planche aussi sur le développement de produits de sécurité pour Windows et GNU/Linux avec des sorties prévues respectivement en octobre et mars 2014.

A noter que entreprises et administrations ne seront pas les seules à pouvoir exploiter ces logiciels de sécurité. Les particuliers auront accès à des versions gratuites pour les différentes plates-formes concernées.

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